Quand nous avons ouvert la brasserie en 2021, nous voulions du bio. C'était évident. Ce qui l'était moins, c'était le « comment ». Acheter du malt bio sur le marché européen, c'est faisable — il existe quelques malteries qui en font. Mais c'est du bio générique, dont on ne sait pas grand-chose : quelle parcelle, quelle saison, quel agriculteur.
Nicolas, lui, cultivait déjà. À moins de dix kilomètres de la brasserie. Il avait l'expérience d'une dizaine de céréales bio en rotation. Il connaissait les terres. Il connaissait son malteur. Faire pousser notre orge chez lui, c'était logique.
Mais pour passer de « logique » à « cultivée à façon », il a fallu cadrer. Le malt est 100 % français. La filière courte est vérifiable. Et surtout : l'orge nous appartient. Quand vient le moment de mettre en route le whisky en 2022, nous reprenons la même orge. Pas de filière alternative. Pas de compromis premier batch.
Cette continuité — du champ à la bière, du champ au whisky — est le fil rouge de la maison. Elle ne se voit pas en rayon. Elle se goûte.
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