Nous avons raconté nos trois gins. Voici l'autre versant : comment, concrètement, on distille un gin.
Une base neutre
Un gin part d'un alcool neutre. C'est une toile vierge : sans caractère propre marqué, prête à recevoir les arômes des plantes. La qualité de cette base conditionne la netteté du gin final.
L'assemblage des botaniques
Le genévrier est obligatoire — c'est lui qui fait qu'un gin est un gin. Autour, on compose : agrumes, racines, épices, plantes de montagne. Chaque botanique est dosée, et l'assemblage se valide à la dégustation, comme une recette qu'on affine.
La distillation : têtes, cœur, queues
À la distillation, on sépare les premières vapeurs (les têtes), le cœur — la partie noble que l'on garde — et les dernières (les queues). Savoir où couper est un geste d'expérience : c'est là que se joue la propreté aromatique du gin.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
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