Nos grands-mères avaient les recettes. Les liqueurs de plantes faisaient partie de la maison : un bocal qui macère sur une étagère, une plante cueillie au bon moment, de la patience. Nous avons gardé l'idée et ajouté la distillerie. La Collection Herboriste, ce sont six plantes du Champsaur-Valgaudemar, chacune dans sa bouteille.
Macérer, distiller : laisser parler la plante
La plupart de ces liqueurs naissent d'une macération — les plantes infusent dans l'alcool, lentement, jusqu'à céder leurs arômes. La menthe, elle, est distillée pour capter sa pureté. Dans les deux cas, la règle est la même : la plante mène, on ne la force pas.
Les six plantes
Génépi (39 % vol) — notre signature. Un herbacé subtil et complexe, une bouche douce-amère où se mêlent fleurs de montagne et notes médicinales, une finale longue et chaleureuse.
Sapin (39 % vol) — issue de jeunes pousses, elle capture la sève de la forêt alpine : résine noble, fraîcheur balsamique, profondeur boisée.
Menthe (22 % vol) — distillée à partir de menthe fraîche, cristalline et glaciale, sans sucrerie : la pureté du col en plein été.
Sureau (22 % vol) — macération de fleurs récoltées à pleine floraison : nez floral, bouche perlée, douce sans être sucrée.
Gentiane (19 % vol) — racines des Alpes, amertume noble et minérale, structurée sans agressivité. La liqueur des initiés.
Hysope (39 % vol) — cueillie sauvage en altitude, herbes fraîches et garrigue alpine, bouche sèche au côté camphré subtil.
Comment les boire
Givrées à -18 °C pour les amateurs de dégustation brute, vives et sèches ; ou à température ambiante dans un petit ballon, pour les déplier lentement. Chacune a aussi son cocktail — du Grog des Cimes au génépi au Clairière Spritz au sapin. Six plantes, six humeurs : la pharmacie des alpages, mise en bouteille.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
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